Xavier Fabre est arrivé!!!!

"Une médiatisation indigente... pour un exploit pourtant magnifique!"

Vous pouvez suivre l'intégralité de cet exploit en suivant ce lien (cliquer ici)

Parti des Canaries le 27 décembre dernier, le rameur de Concarneau Xavier Fabre est arrivé au Robert en Martinique samedi soir. L’animateur auprès de résidents d’établissements pour personnes âgées dépendantes raconte les derniers milles à bord de Carpe diem. Décoiffant !

Xavier Fabre, comment s’est passée votre arrivée samedi soir ?

Pas du tout comme on avait prévu ! La SNSM devait venir me chercher car la côte Est de Martinique n’est pas facile d’accès. Mais cela ne s’est pas fait. Ils voulaient reporter au lendemain. Le comité d’accueil sur place a été annulé. Sauf que je ne voulais absolument pas passer une nuit à angoisser de finir sur les cailloux… À environ 25 milles de la côte (environ 46 kilomètres), alors que j’étais en discussion avec le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Martinique, j’ai entendu deux voix. C’était des pêcheurs. Ils ont accepté de me prendre en remorque. Mais c’était sport ! Ils avaient un moteur puissant. Je suis resté sur mon bateau. On filait à 10 nœuds !

Que retenez-vous de ces semaines de mer ?

J’ai fait cette traversée pour qu’on parle de la maladie d’Alzheimer. Et aussi pour me rendre compte de l’isolement qui peut toucher les personnes qui en sont atteintes. J’ai moi-même ressenti cet isolement. Au départ, je ne voulais pas de communication avec l’extérieur, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas possible. Heureusement que mes proches m’ont soutenu. Leurs SMS m’ont servi à avancer. C’est aussi ce que je retiens : l’importance de dire je t’aime. Cela vaut aussi pour les malades. Leur témoigner de l’attention, c’est vraiment important.

Que va t-il se passer maintenant 

D’abord je m’octroie un peu de temps pour me remettre. À mon retour à Concarneau, j’irai à la rencontre des quelque 350 scolaires qui ont suivi l’aventure. Cette entrée auprès des enfants est intéressante. Ils ont pu parler de la maladie d’Alzheimer à la maison, et c’était l’un des objectifs. Ensuite, nous allons vendre le bateau. Et avec les fonds qu’il restera, la démarche concrète, c’est d’amener des animaux de compagnie auprès des malades dans les résidences.

Article Journal La Montagne Edition Moulins du 20 février 2018

HISTORIQUE

En 2004 Jean-Marie Antoine, Jean Escarguel, Jean-Claude Leyerloup et Guy Macel  ont un proche atteint de la maladie d’Alzheimer qui fréquente l’accueil de jour nouvellement créé à l'EHPAD "Les Savaroures" de Chamalières. Ils se rencontrent et refusent la fatalité. Ensemble, ils créent l’Association « Soutien Alzheimer 63 ». Par ailleurs, Les Savarounes mettent en place le "Bistrot Mémoire".

En 2006 une délégation des Savarounes visite le Québec et découvre la pratique du « Baluchonnage » : une infirmière vient au domicile du malade et remplace l’aidant pendant plusieurs jours de suite. Cette pratique lui permet de se reposer et, quand il revient, l’aidant peut reprendre l’accompagnement de son proche dans les meilleures conditions.

En 2007, ces « quatre pionniers » décident de transposer cette pratique en France. En 2007 ils créent l’association Aide et Répit, déclarée d’intérêt général. .

Mais la règlementation française fait obstacle à cette transposition du baluchonnage Québécois. Elle exige l’emploi de plusieurs personnes pour rester 24 heures de suite auprès d’un malade et une expérimentation sur cette base est lancée en 2009 pour deux ans.

Le bilan financier étant beaucoup trop lourd, cette expérimentation n’a pas eu de suite et Aide et Répit a changé radicalement son mode d’aides aux familles.

PRESENTATION

Aujourd’hui, Aide et Répit qui comprend un peu plus de 250 adhérents intervient principalement dans le Puy de Dôme sur la zone du Grand Clermont et les communes avoisinantes. Partie de Chamalières, cette association a essaimé : d’autres associations « Aide et Répit » ont été créées dans l’Allier et dans la Loire.

Aide et Répit aide les familles à garder leur malade à domicile le plus longtemps possible et pour cela assure :

  1. Les démarches administratives auprès des Pouvoirs Publics
  2. Des aides psychologiques aux aidants sous des formes diverses.
  3. Des cours d’informatique pour les malades et les aidants.
  4. Des séances collectives de « Remobilisation physique »
  5. Des remplacements d’aidants familiaux à domicile par des professionnels ou des bénévoles pendant des périodes allant de quelques heures à plusieurs jours.
  6. L’organisation de rencontres d’information et de conférences scientifiques
  7. La diffusion gratuite d’un bulletin trimestriel
  8. L’entretien d’un site Internet qui permet de communiquer avec le grand public.

Depuis 2015, Aide et Répit a créé une Ecole de Formation Pratique des Aidants Polyvalents (EFPAP) qui rassemble Aidants familiaux, Bénévoles et Professionnels de santé, volontaires pour se former à l’accompagnement à domicile.

Cette école, unique en France, apprend à tous comment accompagner un patient à domicile tout en s’économisant, en assurant au malade tous les soins du quotidien, et en mobilisant les capacités qui lui restent pour les maintenir en état le plus longtemps possible.